Longtemps considéré comme l’un des plus beaux treks au monde, le tour des Annapurna ouvre depuis peu ses portes au VTT. Du vélo de montagne dans toute sa splendeur et sa démesure, avec un objectif digne des expéditions himalayennes : le passage d’un col à plus de 5000 mètres d’altitude. Une belle aventure humaine avec son lot d’aléas liés à la météo et à l’altitude.

Textes et photos : Pascal Gaudin

Article réalisé avec le soutien de Vélorizons

 

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Tout droit venus de Kathmandu, nous enfourchons nos montures. Le temps et les ponts se suspendent subitement...

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Premiers coups de pédale. Quelques 4650 mètres plus haut, le col du Thorong La est déjà là, dans nos têtes...

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Nous ne semblons pas être les seuls à avoir des doutes...

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Mais pour l'heure, la haute montagne semble bien loin au milieu de cette végétation exhubérante.

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Avec les encouragements et les chaleureux "Namasté !" des locaux, ...

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... nous remontons la vallée de la rivière Marshyandi, croisant quelques caravanes de chevaux qui redescendent à vide après avoir livré quelques villages situés en amont.

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Priorité au plus têtu !

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Avec la construction récente de cette piste qui remonte toute la vallée de la Marsyangdi, des caravanes d'un nouveau genre voient le jour. Les pentes abruptes, les éboulements et les avalanches laissent toutefois perplexes sur son avenir...

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Sur les flancs abruptes de la rive opposée, les locaux luttent contre les élements en construisant des terrasses où quelques légumes ou céréales bravent les éléments.

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Le terme "piste en balcon" prend tout sons sens...

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Le massif du Manaslu apparaît à travers la brume du matin, avec son point culminant à 8163 mètres.

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En prenant de l'altitude, les résineux font leur apparition dans la vallée de la Marshyandi.

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Plus on monte et plus on est surpris de trouver de si beaux "lodges" où manger et dormir. Le temps où le matériel de campement était obligatoire pour effectuer le Tour des Annapurnas est bel et bien révolu.

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Ces ponts suspendus sont aussi surnommés "ponts himalayens" ou "ponts népalais". Ils sont donc une spécialité locale... A chaque passage, on progresse un peu sur l'art de pédaler tout en maîtrisant le tangage.

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La neige n'est pas si loin...

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Village d'Upper Pisang, 3300 mètres. Avec l'altitude, le bois se fait rare, comme en témoigne l'architecture des maisons où le pierres s'imposent de plus en plus.

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Spectacle grandiose en voyant apparaître pour la première fois le massif des Annapurna. Ce nom fait résonner en moi le best-seller des livres de montagne : "Annapurna premier 8000". En 1950, l'auteur, Maurice Herzog, et tous les membres de son expédition sont en quête de l'ascension du premier sommet à plus de 8000 mètres d'altitude. Avec Louis Lachenal, ils réussissent cet exploit historique. Etant donné les conditions de l'époque (matériel lourd, cartographie inexacte, difficultés d'accès...), le mot exploit revêt tout sons sens...

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L'Annapurna II en toile de fond.

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Chaque village est un joyaux. Les maçons népalais ont un sacré savoir-faire, ou un savoir-faire sacré selon sa manière de penser...

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Panorama somptueux tout en se délectant d'un des plus beaux "single track" en balcon de tout le tour des Annapurna.

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Au pied des géants, on se sent bien peu de choses...

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Le vieux village de Braga est quasiment désert : les charpentes ont fait leur temps et n'inspirent plus confiance. Seul son monastère bouddhiste fait de la résistance.

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Plongée vers...

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... Manang et sa large vallée. Situé à 3500 mètres d'altitude, ce village constitue un palier idéal d'acclimatation à l'altitude. Pour cette raison, la plupart des trekkeurs et alpinistes y passent au moins deux nuits en effectuant une randonnée en boucle d'au moins 500 mètres de dénivelé de manière à dépasser la barre des 4000 mètres. Car ici, le mot clé est le "MAM" : le Mal Aïgue des Montagnes. Une montée très progressive en altitude permet de minimiser les risques de le contracter mais rien n'est sûr... Stefan, notre compagnon de "cordée"; en fait les frais : il doit renoncer et se fait rapatrier à Kathmandu en hélicoptère. C'est la montagne qui décide...

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Mais Manang nous réserve encore des surprises : au réveil, en écartant les rideaux de notre chambre, les toits et les jardins du village sont recouverts d'une belle pellicule de neige. Moment de doute... Continuer ? Faire demi-tour ? Quelle épaisseur a bien pu tomber au-dessus de 5000 mètres ? En montagnards des temps modernes, nous filons au cyber-café pour essayer de glaner les prévisions météorologiques. Elles nous laissent un peu d'espoir : cap sur Thorong Pedi où nous passerons la nuit à 4500 mètres d'altitude. Là, nous aviserons pour la suite...

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Pas de doute, c'est la bonne direction. En bouddhistes avertis, nous passons à gauche du mur des moulins à prière. Peut-être devrions-nous les faire tourner pour que les "Ôm mani padme um" (*) se disséminent dans l'air et nous protègent...

(*) : "Ôm mani padme um" signifie littérallement "Salut oh joyaux dans la fleur de lotus". C'est la prière bouddhiste principale, souvent répétée à l'infini par les moines.

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Ces moulins à prière traversent les générations, usés jusqu'à la couenne. Les bouddhistes passent rarement devant eux sans les faire tourner.

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Ambiance...

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Dans cette atmosphère cotonneuse, pont suspendu rime avec lévitation...

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Les yaks sont dans leur élément.

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Pain frais à 4000 mètres d'altitude, ça laisse rêveur ! (ou perplexe...)

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Une chance : la neige, adhérente et pas trop épaisse, permet de rouler la plupart du temps.

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Arrivés à Thorong Pedi (4450m), nous nous ruons sous les couvertures du lodge. Demain, si tel est notre karma, ce sera le grand jour de l'ascension du col du Thorong La et ses mythiques 5410 mètres d'altitude synonymes d' "Annapurna premier 5000" pour la plupart d'entre nous...

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4 heures du matin. L'un de nous s'extirpe de la chaleur de son duvet pour aller sonder le ciel... Oh miracle ! Des étoiles scintillent entre les nuages ! Tous les voyants sont au vert... Une selle à ne pas mettre une fesse dessus, ce qui tombe bien puisque les 1000 mètres d'ascension du Thorong La se font en portant le vélo. Les moins vaillants d'entre nous confient leur monture à un porteur.

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A conditions exceptionnelles souvenir exceptionnels...

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Se charger d'un seul vélo n'est pas envisageable pour les porteurs népalais... Lorsqu'ils transportent des denrées ou des matériaux pour le commerce local, ils ont souvent une cinquantaine de kilos sur le dos, allant même parfois jusqu'à une centaine de kilos ! Même s'ils sont communément appelés "sherpas", les porteurs n'appartiennent pas tous à l'ethnie "sherpa", originaire du Tibet, qui a forgé sa réputation sur la robustesse et la bravoure de ses membres lors des portages en haute montagne.

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Ce gardien de buvette vit à 5000 mètres d'altitude pendant plusieurs mois. Il respire la santé !

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Chacun est dans sa bulle. Avec l'altitude, chaque pas est un effort...

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Annapurna premier 5000, toute l'équipe au sommet. Emotion et fatigue se côtoient... Par l'intermédiaire de cette banderole, une pensée vers Stefan, qui n'a pas pu nous suivre jusqu'ici, et vers son ami atteint de la maladie de Charcot.

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Une descente presque irréelle où nous alternons VTT et pilotage en mode draisienne avec un pied de chaque côté en guise de patins. Retour aux origines du vélo !

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Nous voilà sortis d'affaire : la neige n'est plus qu'un souvenir...

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Après la bagatelle de 1800 mètres de dénivelé de descente, nous atteignons le village de Muktinath.

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Des pèlerins venus de toute l'Inde et du Népal se rendent au lieu sacré bouddhiste et hindouiste de ce village. Dans une même enceinte, des flammes sacrées de gaz naturel jaillissent sous un temple bouddhiste tandis qu'un peu plus loin, de l'eau de source coule généreusement aux abords d'un temple hindouiste. Ces eaux finiront dans le fleuve sacrée du Gange quelques centaines de kilomètres plus loin...

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Après une nuit réparatrice, nous découvrons sous un grand ciel bleu l'univers minéral des portes du Mustang. Nous sommes au coeur de vallée de la Kali Gandaki qui accueille l'une des rivières les plus importantes du Népal. Ici, tout est en courbes et en nuances de terres.

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La somptueuse pyramide du Daulaghiri (8167m) trône fièrement au dessus de la vallée. En quête de leur premier 8000, la fameuse expédition française de 1950 (avec Herzog, Lachenal, Terray et compagnie) avait envisagé de gravir cette "montagne blanche" avant de se tourner vers l'Annapurna I. Elle fut gravi pour la première fois en 1960 par une expédition suisse (Vaucher et Weber).

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Pendant l'ascension de l'ultime col de notre périple, un coup d'oeil en arrière permet de revoir la chaîne de montagnes enneigée traversée la veille.

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Dhaulagiri dream...

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En plongeant vers la Kali Gandaki, le sol est jonché de fossiles.

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Mais comment l'eau peut-elle toujours se frayer un passage entre ces montagnes gigantesques ?

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La "windy valley" (*) qui, comme son nom l'indique, n'invite pas à s'y attarder malgré la pureté et beauté des paysages... (*) windy valley = la vallée ventée

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Le temps nous a paru une éternité depuis que nous n'avons pas vu un arbre ...

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... et un brin d'herbe !

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Les fougères marquent le retour au climat sub-tropical, chaud et humide.

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Cultures et élevages réapparaissent, ...

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... induisant une ribambelle de villages qui s'égrènent tout au long de la vallée.

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Retour dans "le monde d'en bas", synonyme d'abondance et de chaleur. Malgré cela, le gigantisme, la pureté et la magnificence du "monde d'en haut" nous manquent déjà...

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