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Le Bangladesh en roues libres

 

Le Bangladesh est un pays méconnu et délaissé des voyageurs. Nous avons pourtant décidé de l’arpenter à vélo pendant un mois, sans plan particulier et juste équipés d’une boussole ! Dès les premiers coups de pédales, nous sommes tombés amoureux de ce pays littéralement taillé pour le vélo, criblé de petites routes et de pistes qui se faufilent à travers champs. Nous avons alors sillonné les campagnes, aux premières loges d’une vie rurale sans pareille, vivante, riche et luxuriante !

 

Textes : Géraldine Benestar
Photos : Pascal Gaudin

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Notre équipement pour 1 mois de voyage tient dans 2 sacoches et un petit sac à dos : nous sommes autonomes avec une tente légère, couchage, popotes et réchaud à essence. Nous n’avons pas de plan particulier à part d’éviter les grands axes.

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Avec un cap vers le Nord, mais pas d’itinéraire précis, nous empruntons de petites routes qui sillonnent la campagne. C’est le bonheur, il n’y a pas de voiture et nous roulons tout tranquillement, au rythme des locaux qui sont curieux de savoir d’où l’on vient.

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Dès la sortie de Dacca, nous sommes happés par une campagne rayonnante. Du riz, du riz et encore du riz… partout les gens travaillent. Nous roulons dans un vrai tableau impressionniste…

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Toutes les routes et chemins sont situés en hauteur par rapport aux cultures. Car il faut imaginer le pays « sous l’eau » en saison des pluies et les champs complètement inondés. C’est aussi la raison d’une si grande fertilité.

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Toute la vie est tournée autour du travail de la terre et des récoltes et quasiment tout se fait à la main. La paille de blé répandue sur la chaussée et ainsi « battue » par les pieds ou les roues des passants.

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Papotages en chemin… Les Bengalis sont très doux, d’une infinie gentillesse et nous offrent souvent quelque chose : le thé si l’on est près d’une gargote, une botte de légumes...

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L’atmosphère est toujours brumeuse le matin, dévoilant des paysages « cinématographiques ». Nous nous aventurons de plus en plus sur les pistes secondaires.

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Luxuriance ! Les Bengalis sont d’habiles jardiniers et savent mettre en valeur la moindre parcelle. Beaucoup de légumes sont par exemple cultivés sur des treilles en hauteur. Chaque hameau est une ferme miniature avec sa basse cour et ses petites vaches bien soignées.

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Rencontre entre filles ! Dans un mixte d’hindi et d’anglais, nous arrivons à échanger : « nos âges, combien d’enfants, filles ou garçons, l’école… ». Nous sommes toujours surpris par le côté impeccable des gens : des habits pimpants et bien tenus, des visages resplendissants de santé.

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Nous achetons souvent, pour quelques dizaines de takas de beaux légumes tout frais pour notre popote du soir.

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Les Bengalis aiment se faire photographier et prennent facilement la pause. Ils regardent la photo sur l’écran numérique puis, satisfaits, s’en vont sans en demander plus !

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Dès que le jour commence à baisser, nous nous mettons en quête d’un endroit où planter la tente. Nous étions prévenus, « au Bangladesh, vous ne serez jamais seuls ! ». Nous nous installons toujours à proximité d’une ferme ou d’un village (seuls endroits où l’on peut trouver un petit espace non cultivé). Le montage de notre camp est une vraie attraction et passionne les foules qui n’ont jamais vu aucun touriste passer. Mais les gens sont gentils et curieux, heureux de nous voir. Nous avons toujours pris la situation à la rigolade et cela s’est toujours bien passé.

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Dès que nous faisons comprendre que nous souhaitons nous installer pour dormir, les gens nous ouvrent une maison et nous indiquent que nous pouvons y rester. Nous devons vraiment insister pour dormir sous la tente. Dès que nous savons utiliser le mot "tabou" qui signifie "tente" en bengali, les gens comprennent mieux de quoi ils s'agit ! Ils utilisent eux-mêmes des "tabous", petits abris en bambous pour dormir au milieu des champs et surveiller les récoltes.

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Notre chambre louée à une ONG à Jamalganj. Au milieu de la nuit, alors que l’un d’entre nous s’est mis à tousser, nous entendons un joyeux « Hello mister, what’s your name » provenant de la pièce d’à côté… les Bengalis sont avides de contacts et ne ratent pas une occasion d'exercer leur curiosité !!!

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Les savoureux parathas, galettes de blé revenus dans de la matière grasse. Accompagnés d’une omelette et d’un tchaï, voilà un solide petit déjeuner !

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Popote dans la cour d’une maison. Beaucoup de villages n’ont pas d’électricité.

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La brochette de bouse de vache séchée, idéale pour alimenter le feu.

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Abondance et fraîcheur sur les marchés, nous sommes loin de l’image de « misère » qui colle à ce pays.

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A intervalles réguliers, de petites cahutes de bord de route nous permettent de faire une pause. On y prend le thé au lait accompagné de brioches, c’est toujours l’occasion de belles rencontres.

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Le téléphone portable ! Tout Bengali en a un, même au fin fond des campagnes ! Pour une fois nous avons été plus souvent photographiés que l’inverse ! Dans beaucoup de foyers, le père ou l'un des fils part quelques années travailler dans les Emirats Arabes. Le téléphone devient alors un lien inestimable.

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Livraison des manuels scolaires ! Les enfants sont heureux et débordent de joie, ils se sont emparés du vélo du livreur pour entrer triomphalement dans le village avec la précieuse cargaison.

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Tongues en cercle devant une salle de classe.

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Accueillis par une institutrice, nous visitons son école subventionnée par l’Unicef. Contrairement aux écoles gouvernementales qui occupent de beaux bâtiments en dur, celle-ci est située dans des baraquements en tôles et offre des conditions précaires.

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Tous les enfants n’ont pas la chance d’aller à l’école et beaucoup occupent des petits boulots. C’est l'une des caractéristiques du pays, tout le monde travaille !!!

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Le 16 décembre, jour de commémoration de l’Indépendance du Bangladesh, les petits drapeaux fleurissent un peu partout. Un cercle rouge pour le soleil, un fond vert symbolisant vitalité, jeunesse et terres agricoles ; créé en 1971, ce drapeau colle toujours parfaitement bien à son pays. Un énorme disque rouge vient en effet chaque soir occuper le ciel. Tout le monde quitte les champs et rentre les bêtes, la campagne plonge dans la nuit noire.

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Les fleuves, lignes de vie du pays, coulent paresseusement pendant des milliers de kilomètres, se divisant à l’infini, se tordant en méandres impermanents, jusqu’ à se jeter dans le golfe du Bengale. Ce sont de vraies artères de navigation pour les péniches de marchandises : bambous, sable, cailloux…

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Sur les digues du Nord. Nous entrons dans une région où terre et eau se chamaillent au gré des saisons. Sur de vastes zones, les terres, en dépression, retiennent les pluies de la mousson formant de grands lacs ou « haor ».

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Trouver une embarcation pour traverser les fleuves est chose aisée dans ces régions peuplées.

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Là où la terre laisse place à l’eau, le rickshaw laisse place à la barque. Tout s’enchaîne, tout s’imbrique. L’humain est ici au plus haut niveau d’adaptation à la nature.

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Dans ce monde impermanent, tout est démontable, léger, transportable, à l'image de ce vendeur ambulant installé sur ce débarcadère temporaire.

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La culture du riz occupe la moindre parcelle de terre inondable. Les Bengalis profitent de la baisse des eaux pour y implanter des semis.

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Dans les campagnes, les maisons, toujours bien tenues et lovées dans des bouquets d’arbres, sont recouvertes d’un bel enduit de terre.

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Rencontre joyeuse. Le rickshaw est l’engin maître du transport de marchandises dans les terres rurales.

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Les réparateurs de vélo sont nombreux ! Nous faisons appel à eux pour des rayons cassés ou un porte-bagage à ressouder.

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Les ponts en bambous, bien mieux que le béton… Le pont en bambou est démonté, remonté, déplacé au gré des variations et de la hauteur du cours d’eau. Même s’il est emporté, sa reconstruction est facile, économique, les matériaux sont disponibles sur place.

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Dans le lit du fleuve, tout près de la frontière indienne.

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En allant nous frotter à la frontière indienne nous découvrons un immense tapis roulant, perché à une trentaine de mètres de hauteur, passant au-dessus des barbelés délimitant la frontière entre les 2 pays, chargé de… cailloux ! Pays d’eau, de terre et de sédiments, le Bangladesh est un pays sans pierres ! Nous traversons discrètement un village frontière où les pierres sont charriées, concassées à la machine, à la main, par des hommes, des femmes, des enfants…

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Fini les rizières, place aux théiers de la région de Sylhet !

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Journée tranquille dans les plantations de thé de Sylhet. Havres de paix, les jardins sont très vallonnés et conservent de très beaux spécimens de grands arbres ainsi que de petites portions de jungle.

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Rencontre dans les belles forêts de bambous avec un Semnopithèque de Gee.

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En route vers les Chittagong Hills, à l’Est du pays. Les grandes plaines cultivées laissent place à de belles jungles.

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La région est plus ou moins soumise à autorisation, nous passons plusieurs check-post sans encombre puis roulons une journée « sous escorte ».

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Le relief apparaît, l’occasion de se refaire les muscles après des journées passées à pédaler à plat !

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Les maisons de bambou font leur apparition. Nous entrons petit à petit en Asie du Sud-Est : la Birmanie est proche !

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Le bambou est partout, sert à tout !

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D'étranges panneaux jalonnent les routes...

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Populations bigarrées, mélange des styles... ici un cénotaphe d'allure hindou trône devant une mosquée au toit en pagode !

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Embarquement au petit matin dans une aube nappée de brouillard sur le lac Kaptai, dans le district de Rangamati. Nous mettons plusieurs heures à traverser cette immense retenue artificielle formée de deux grands lacs reliés par un canal.

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Partout de micro îles accueillent des habitations.

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Des villages occupent les îles les plus importantes avec des maisons sur pilotis toujours un peu de guingois.

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Nous terminons notre voyage dans les reliefs en montagnes russes des Chittagongs Hills. Au sommet de chaque grimpette, la récompense d'une superbe vue sur le lac Kaptai.

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